C’est une bonne situation ça, freelance ?

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Aujourd’hui, je viens redonner vie au blog avec un billet un peu plus perso. Très souvent, lorsque je suis amenée à parler de Modeuz Troqueuz et de mon travail, beaucoup me posent un tas de questions sur le statut de freelance. Des trucs assez farfelus comme de vraies questions existentielles. Même si ce mode de travail a tendance à être de plus en plus courant, je me suis dit que ça serait quand même sympa d’en dire un peu plus à celles que ça turlupine. J’avais envie de vous montrer l’autre côté du miroir, et l’article de Sophie de Le Heaume de la Mort m’a décidé à le faire.

 » Mais ça veut dire quoi, en fait, frilenss ? « 

Soyons d’accord dès le début, ce mot est bien moche. On peut y mettre un peu tout et n’importe quoi puisqu’a priori, toutes les professions peuvent être déclinées. On peut être photographe, chef de projet, barman, boucher (?) freelance. Et en plus, sur sa carte de visite, boucher freelance, ça fait hyper classe. En gros, un freelance c’est un prestataire indépendant, qui est donc son propre patron propre, qui peut donc avoir plusieurs clients avec qui travailler. En France, le statut d’auto-entrepreneur permet de faciliter les choses avec l’administration et toussa, mais dans les esprits c’est toujours assez nouveau. Mais aux Amériques, ça représente quand même un tiers de la populace active.

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 » Et c’est quoi ton taff, exactement ? « 

Moi, je suis Consultante Social Media & Webmarketing Manager. ça en jette hein ? Quand on essuie la part de bullshit, ça veut dire que je conseille des clients sur leur présence sur le web, en particulier sur les réseaux sociaux et la rédaction web sur un blog. Je regarde ce qui est fait, j’analyse, je compare, je réfléchis (ça m’arrive) et je propose une stratégie pour qu’ils soient plus visibles / qu’ils intéragissent plus et mieux avec leur communauté / qu’ils soient reconnus comme des experts dans ce qu’ils font de mieux, etc.

 » Donc en fait, tu bosses chez toi ? « 

Oui et non. Moi dans les faits oui, je travaille de chez moi, dans mon bureau mais parce que 1/ J’ai la chance d’avoir un appart suffisamment grand pour avoir un bureau, mais c’est un choix aussi. 2/ Je peux travailler ailleurs, genre un espace de coworking, ou bien chez une copine ou bien dans un café. Mais ça, c’est parce que je le peux. Quand tu es freelance, tu peux aussi avoir tellement de trucs à gérer que tu dois être présent dans les locaux de ton client, par exemple quand tu es chef de projet. Mais si tu es plus mobile et que tu bosses dans toutes les conditions possibles, un café en bord de mer, c’est bien aussi.

 » C’est trop bien, ça veut dire que tu t’organises comme tu veux ! « 

Encore une fois, oui et non. S’organiser oui, et c’est à mon humble avis l’une des top 3 qualités à avoir quand on est indépendant, mais comme on veux, rarement. Entre les rendez-vous où tu ne décides pas toujours le lieu ni l’heure, les échéances à respecter (“Comment ça ce dossier de 40 pages est à envoyer pour.. demain ?”), les tâches courantes définies par les différents contrats, toute la partie prospection et tout le tintouin PLUS la vie, bah non, pas vraiment. Donc autant c’est possible de se dire “Okay, aujourd’hui je bosse pas, j’arriverai à rien dtfaçon” autant ce genre de journée est souvent le résultat d’un week-end boulot ou d’une journée de 10h. Et bizarrement, j’arrive pas à culpabiliser. Ceci est un autre débat.

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 » Et comment tu trouves des clients, si tu bosses de chez toi ? « 

Alors, déjà, c’est pas parce que je bosse de chez moi que je ne sors jamais de chez moi, thanks God. Sinon, y’a moyen de devenir dingo en très peu de temps. Dans ce milieu, ça marche en grand partie par système de recommandation et de bouche-à-oreille, et je crois que c’est d’abord des rencontres (bisous si tu as saisi la référence au vol). Je travaille en premier lieu avec des agences de communication qui ont des besoins spécifiques pour certains clients, qu’ils n’ont pas en interne. Sinon, la partie réseautage est très importante : il y a beaucoup d’événements – les fameux afterworks – où les petits fours ne sont pas toujours bons mais où les discussions peuvent être très intéressantes. Enfin, dernier aspect et non des moindres : montrer ce qu’on sait faire. On a tendance à dire que les cordonniers sont les plus mal chaussés, et c’est souvent vrai. Pour contrer cela, je suis assez active sur Twitter à titre pro, mais je suis aussi présente sur Viadeo et LinkedIn, et sur des plateformes spécialisées pour les indépendants. Quand j’ai un peu de temps, j’alimente mon autre blog.

 » Et c’est quoi une journée type dans ton boulot ? « 

Déso par déso, navrée de vous décevoir, mais ça n’existe pas. Et c’est aussi ce qui rend la chose intéressante. Je ne connais pas la routine, c’est bien ce qui me plaît le plus et qui me donne envie de me lever le matin.

 

Et vous, vous pourriez être freelance ?
Vous avez déjà envisager cette option dans votre travail ?

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